Pour un compost urbain riche en vers, rencontres !

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Un compost urbain riche en vers demande de l´observation. Regarder jour après jour la transformation de l’épluchure. Cela demande un peu d’entretien pour la rotation des plateaux et comme les poissons rouges, il faut nourrir les vers.

Alors, il est bon de rencontrer des humains aussi motivés que soi pour cette pratique !

C’est qui c’est passé samedi dernier : je suis allée à la rencontre de Jean-Jacques Fasquel et Julien Vidal !

Pas vraiment une première cette rencontre ni pour l’un ni pour l’autre :

Jean-Jacques Fasquel est l’auteur d’un livre qui me tient à cœur : « composter en ville ».

Il est maître composteur et c’est lui qui m’a dispensé la formation de référent de site de compost en pied d’immeuble il y a deux ans.

Julien Vidal a animé une conférence à la recyclerie cet été.

A l’occasion de la SERD, la semaine européenne de la réduction des déchets, de nombreux événements sont organisés et c’est une excellente opportunité pour partager nos actions entre éco-citoyens.

Ainsi samedi dernier, le BHV a organisé une séance de dédicace par l’auteur de “Composter de ville” et par Julien Vidal auteur de « ça commence par moi ».

Quelle idée d’aller dans un centre commercial un samedi après-midi !

Bien m’en a pris, d’une part j’ai pu discuter avec l’un et l’autre. D’autre part, j’ai assisté à leurs interviews. Voici leurs messages qui m’ont marqués.

Julien Vidal a expliqué qu’agir pour la planète rend heureux ! Quelque soit le pas, justement il en propose plein dans son livre et dans son blog. Chacun choisit son chemin pour réduire les émissions de CO2.

Jean-Jacques Fasquel annonce la vie du déchet organique : cela représente un tiers de nos poubelles. Les épluchures sont aujourd’hui majoritairement incinérées parfois elles sont méthanisées et utilisées pour le chauffage. C’est rare.

Pour rappel, la composition des épluchures : c’est de l’eau, quand on parle incinération => on brûle de l’eau. Parlez-en aux pompiers : ca ne va pas leur paraitre logique ! Ca coûte beaucoup d’énergie auquel s’ajoute la collecte ou ramassage, c’est l’essence du camion qui transporte l’épluchure depuis le container jusqu’à l’usine d’incinération.

Il y a cette possibilité d’utiliser les épluchures à la source, ce trésor d’épluchure pourquoi jeter ?

Economiser le transport, économiser l’énergie dépensée à brûler de l’eau ?

Oui c’est possible et facile !

Selon notre habitat, le compost peut se faire dans un lombricompost, au pied de l’immeuble en partageant avec les voisins, plus largement avec le compost de quartier, en pavillon si l’on a un jardin. Dans ce dernier cas, Jean-Jacques Fasquel précise que le paillage est bien plus adapté que le compostage.

Le point commun, souligné par Julien Vidal et Jean-Jacques Fasquel : c’est le bonheur que cela apporte.

Passer à l’action rend heureux !

Julien Vidal dit que s’il avait su que cela lui aurait apporté autant de bien être, il aurait commencé plus tôt !

Jean-Jacques Fasquel témoigne du lien social que crée le compost en pied d’immeuble, les voisins se parlent et organisent des apéros-compost ! Chez lui, une chorale est née de cette aventure de compost.

Vive le vert, vive les vers et vive les verres … remplis d’eau du robinet !

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